mardi 18 novembre 2008

En fait...


En fait... ça va.
On s'habitue à Paris, on s'habitue à tout. Au métro, aux gens, aux bruits, au rythme effréné du boulot. La seule chose à laquelle je ne m'habituerais jamais je pense, c'est de ne jamais savoir où j'en suis, ne pas oser, attendre.
Il y a lui et ses grands beaux yeux marrons, tellement drôle que j'en rougis. Tellement attendrissant avec son café et ses blagues matinales. La seule fois où je ne l'ai pas vu "déconneur" c'était la fin de la semaine, et la fatigue commençait à se faire sentir. Il est devenu plus sombre. Et je crois que j'ai aimé cette facette de ce type. Ca changeait. D'habitude, j'arrivais avant tout le monde, je prenais mon café, lisais les journaux et attendais le début des cours. Et puis je n'ai plus attendu le début des cours, mais juste qu'il passe dans le couloir, claironne gaiement "bonjour" et monte s'affairer à son cours lui aussi. Et puis j'aimais bien ce "débriefing" du questionnaire d'actu du lundi matin.
-"t'as repondu quoi?"
-"mitsibishi et toi?"
- "euh citroën parce que c'est pas mitsubishi."
Le genre de discussion sans intérêt finalement, se montrer plus cultivé que l'autre... Mais qu'importe.
Vivement dans 15jours : l'école /colo, les profs /mono et lui.

vendredi 7 novembre 2008

l'opinel c'est ringard je prefere les grille pain

La mer était calme ce matin. Une brise douce et fraîche lui balayait le visage. Le bleu de ce lagon si transparent l’émerveillait chaque jour.
À l’autre bout du monde, il se sentait presque chez lui. Des jours qu’il avait echoué sur cet îlot du pacifique, une avarie. Ses journées se résumaient à la pêche, la cueillette, et la réflexion. Rien ne le reliait à chez lui, si ce n’est ce petit objet en acier au manche en olivier. L’arbre de son enfance qu’il avait dû troquer contre un palmier.

Il le regardait souvent, ce couteau. Un opinel offert par son oncle pour ses 12ans. Un cadeau précieux dont il ne se séparait jamais et qui le passionnait. Il aimait à refaire l’histoire de ce couteau. Lui inventait mille vies. Des usines d’Albiez le Vieux en Savoie à cette île perdue où il gravait de bâtons barrés les jours qui le liait à cette île.
Des images se bousculaient dans sa tête. Du premier modèle en 1890 à son exposition au musée de New York, il aimait à se rappeler qu’il tenait en main le seul objet qui le liait à sa terre natale.

Il l’observait attentivement afin d’en saisir les moindres détails. Cette main surmontée d’une couronne le hantait. La seule image qui ne naissait pas de son imagination. Il se rappelait souvent que cet opinel avait été inventé par un amateur de photographie. Comme lui. Il maudissait cette tempête de lui avoir volé ses bouts de vies instantanées qu’il avait accumulées durant ce tour du monde qui n’avait pas eu l’issue espérée.
Il bénissait chaque jour ce couteau d’être resté coincé dans sa poche durant la tempête. Il lui parlait souvent.Se disait qu’il devait être fou pour tenter de communiquer avec un couteau en espérant une réponse de sa part. Mais peu lui importait. Cette présence matérielle le rassurait et c’était l’essentiel.


Pour l’heure il devait penser à se nourrir…Une histoire de plus à inventer pour renforcer les liens qui s’instauraient entre lui et son Opinel.

samedi 1 novembre 2008

L'école a quelque chose de passionnant quand on assiste à des cours intéressants.
J'ai commencé les cours dans cet école que j'ai maintes fois rêvée sans pour autant y entrer. C'est maintenant chose faite, la vie est belle.
Lever 6H retour at home 20h. Entre les deux, des cours.

Comment marche internet? Comment fonctionne une radio? Les relations médias/politiques. Apprendre à parler dans un micro et s'entendre à la fin. Une revue de presse matinale, une veille d'informations le soir. Lecture des flux Rss des dépêches, la passion quoi.

On est dix. Dix à se répéter chaque jour : "jsuis crevé, je sais pas comment je vais tenir. Mais je me dis que j'ai de la chance."
Cette école on l'a tous rêvée. On a tous secrètement espéré un jour en faire partie. Devenir la "crème de notre métier". Alors oui, c'est prétentieux et cliché de dire ça. Oui effectivement, je suis un cliché à ce niveau.

Le cliché de l'école.

J'ai toujours rêvé de cette école, quand j'étais au lycée et même après. Parce qu'elle forme les meilleurs, a formé les éminences grises du métier, et surtout parce qu'elle est reconnue.
Seulement ce foutu concours je me figurais que je ne l'aurais jamais après ces années à chercher ce que j'aimerais faire de ma vie. J'ai tenté, j'ai eu.
500 concurrents au départ, 10 à l'arrivée dans cette foutue promo de forçats de l'info.
Je n'en tire pas de fierté particulière finalement. Enfin si.
Je suis fière de moi, de me dire tu vois tu peux le faire.

Bilan de la semaine écoulée.

"Dans ce métier on ne fait rien sans passion et sans travail acharné. Vous devez être à 200%. Si vous ne l'êtes pas, laissez tomber. La passion c'est vous, le travail c'est moi. Je vais vous faire travailler."

...

Ok, j'ai bien compris qu'il fallait être passionnée, hein. Ca, je l'ai bien bien bien imprimé.
En même temps ce rythme de dingue qui nous est infligé ... Si on tient c'est qu'on aime.