
En fait... ça va.
On s'habitue à Paris, on s'habitue à tout. Au métro, aux gens, aux bruits, au rythme effréné du boulot. La seule chose à laquelle je ne m'habituerais jamais je pense, c'est de ne jamais savoir où j'en suis, ne pas oser, attendre.
Il y a lui et ses grands beaux yeux marrons, tellement drôle que j'en rougis. Tellement attendrissant avec son café et ses blagues matinales. La seule fois où je ne l'ai pas vu "déconneur" c'était la fin de la semaine, et la fatigue commençait à se faire sentir. Il est devenu plus sombre. Et je crois que j'ai aimé cette facette de ce type. Ca changeait. D'habitude, j'arrivais avant tout le monde, je prenais mon café, lisais les journaux et attendais le début des cours. Et puis je n'ai plus attendu le début des cours, mais juste qu'il passe dans le couloir, claironne gaiement "bonjour" et monte s'affairer à son cours lui aussi. Et puis j'aimais bien ce "débriefing" du questionnaire d'actu du lundi matin.
-"t'as repondu quoi?"
-"mitsibishi et toi?"
- "euh citroën parce que c'est pas mitsubishi."
Le genre de discussion sans intérêt finalement, se montrer plus cultivé que l'autre... Mais qu'importe.
Vivement dans 15jours : l'école /colo, les profs /mono et lui.