lundi 1 septembre 2008

La soirée partait pour être agréable. Concert de rock, bar sympa aux murs transpirants , consos raisonnablement sudistes. Une cigarette dehors, je m'assoie sur le trottoir. Elles me rejoignent, fine équipe que nous sommes devenues.
Puis ELLE arrive tout sourire "white now" dehors, le carré impeccable, seule faute de goût le vernis non assorti à ses vêtements. La mine joviale, elle se baisse, me dit bonsoir, et se présente. Je crois d'abord à une vaste plaisanterie, j'y crois toujours remarque. Les regards en coin, a l'affût de la moindre de mes réactions, je reste les yeux grands ouverts faisant mine de rien. Je ne me présente pas évidemment. Pas envie d'en donner plus. Pas envie de paraître sympa.
Je me lève, je rentre dans le bar suant.
A peine le pas de la porte franchit, une athmosphère moite, suante, transpirante, puante me prend à la gorge. Je me dirige vers le bar et commande un verre de coca. Je m'avance vers la scène, rejoindre les autres. En retrait, adossée au mur je la vois du coin de l'oeil, discuter, être sociable, infatigable de bonne humeur. Puis elle se recule et renverse mon verre sur ma chemise. Je la hais définitivement. Elle rigole. S'excuse d'un "désolée" tellement hypocrite.
Je me surprend à respirer à fond dans ce hammam de transpiration, pour me calmer. J'esquisse un léger sourire "cpas grave".
Le concert se passe, se finit. On se retrouve dehors à discuter de tout et de rien, on débrieffe, on rigole, on parle de nos deux derniers jours passés chacuns chez nous, on se raconte "guerre des gangs", on décide d'aller boire un verre.
Le chemin menant au bar paraît une éternité, je sais qu'elle sera là, et je n'ai à vrai dire aucune envie de la/les croiser. Manque de bol, les connaissances communes en décident autrement.
Rien à foutre d'être sympa, j'en ai pas spécialement envie, je supporte déjà assez comme ça. Je ne dis pas bonjour, cela se remarque. Il l'embrasse et je rigole intérieurement, "pauvre mec".
Ne dissimulant plus mon agacement , une main m'entraîne loin , en face, j'ai une vue sacrément intéressante.
-"un diabolo pêche, un verre de blanc et un pac à l'eau, s'il vous plaît"
Que la fête commence... Chacune y va de son instant T qu'il faut évacuer. Qui d'une réflexion déplacée de son mec bourré, qui d'une réaction personnellement ressentie comme exagérée au point d'en pleurer. J'ai l'impression de survoler tout ça, écoutant d'une oreille, laissant mon esprit se perdre. Mon esprit semble se détacher de mon corps et survoler cette situation d'en haut. Bizarre.
Puis le bar fermant, les groupes se reforment. Et ELLE redébarque vers nous. N'a t-elle pas d'amis, je veux dire d'autres amis ? Ah j'oubliais son mec se repoudre le nez gentimment dans les chiottes du bar, excluant toute féminité. Instant entre couilles.
Je remarque au moment même où elle ouvre la bouche , SA VOIX!! Une sorte de mélange nasillard, métallique , horripilant à souhait.
-"vous venez à la plage demain avec nous?". Bon j'ai pas pu retenir un :
-" c'est une blague, non?" plein de froideur.
Je sens vers moi 4 paires d'yeux ouverts en grand format, comme si j'avais dévoilé un truc "secret défense".
-"tu rentres en voiture ce soir?" demande une voix curieuse
-"non non je dors chez B." metallise t'elle. (marrant ça, avant qu'elle ne revienne vers nous, on parlait de WALL-E)
En fait je ne crois pas qu'elle sache. J'avale ma salive, rapidement m'allume une clope , regarde au loin, ça ne m'atteint pas, ça ne m'atteint pas, ça ne m'atteindra pas.
Il arrive, ils partent, il la prend par la main.
Allez salut connard.



laidback Luke feat A-trak - Shake it down

Tiga - Sunglasses At Night (Yuksek & Brodinski Remix)

Michael C. Place Vs Pritt Vs MJ

samedi 30 août 2008

PS

J'allais oublier...


  • J'ai lu sur yahoo people que Dr Dre avait perdu son fils. Je sais pas ça m'a fait bizarre.
  • J'ai appris que les fumeurs (dont moi, les migraines vont de pairs avec les cigarettes dans mon monde) inhalaient du polonium 210. Un nom barbare en soit, mais flippant quand même.
- "scuzz t'as pas du polonium 210?"
- " si tiens"

- "jpeux te prendre du polonium 210?"
- "ouais ouais vas y jt'en prie"

Classe!

La boîte à musique de JF Zygel puis Ray Charles bercent ma soirée.
Teintée de questionnements et d'interrogations auxquelles je ne trouve pas les réponses.

Le thème de la Boite à musique était l'improvisation. Conclusion "improvisez dans votre vie de tous les jours, au quotidien." A cela mon esprit répond sans hésitation ... IMPOSSIBLE.
L'improvisation c'est perdre pied , perdre la maîtrise de ce qui va arriver. Lâcher prise sur ce qui se passe.

En musique, l'improvisation fait partie intégrante du processus d'apprentissage de l'instrument. Créer une musique à partir d'éléments existants en se servant de sa technique, sa créativité, le hasard parfois. Dans la vie réelle, la vraie, celle de tous les jours, improviser est plus difficile.
Si l'improvisation musicale, relève plus ou moins du génie , l'improvisation quotidienne tient plus du je m'en foutisme. Quelque chose de non conventionnel.
Bien que l'improvisation soit au commencement de tout processus de création musicale, il existe une part d'anticipation malgré tout. Comme dans la vie. Tout est donc relié. J F Zygel avait raison.
Si toute improvisation dans nos vies de tous les jours est possible, elle l'est également en musique. Même au sein d'un groupe l'improvisation ne tient finalement pas tellement, si l'on tient compte du phénomène de construction et d'harmonie. Se référer et s'adapter aux autres, n'est ce pas ce que nous faisons quotidiennement malgré l'improvisation de soirées, ou autres?
Ah ouais, la musique c'est donc la vie?!


dimanche 24 août 2008

I'm anti matter, I don't matter



L'été touche à sa fin, en soi ce n'est pas dramatique. Juste l'angoisse de la rentrée refait surface, le sentiment d'être un peu perdue, resigner pour 2ans d'études avec au bout toujours le même problème de savoir si l'on réussira enfin à faire ce qu'on aime.

The Ting Tings - Shut Up And Let Me Go (Tocadisco Remix)

Une beach party, un peu de skimboard, un fou qui regarde le ciel, et ce grand père qui marche toujours en plein cagnard quand les cigales font un concerto en "kssss kssss" majeur.
Un morceau de bloc party version câlin

Slowbear the great - Banquet (bloc party cover)

Un jour, NY, tout ça...J'écoute le dernier album de Tricky, plongée dans une athmosphère cotonneuse suante.

N*E*R*D feat santogold & julian casablancas - My drive thru

samedi 21 juin 2008


Hmm... j'ai du lire à peu près toutes les critiques du nouvel album de N*E*R*D, seeing sounds.
Et je dois dire que si quelque chose m'a sauté aux yeux , c'est bien l'unanimité en ce qui concerne sa qualité.
Seulement ce que je ne comprends pas, c'est que cette qualité est aux yeux de beaucoup de monde un "défaut". "Trop bien produit", "trop massif", "un album de producteurs", "une longueur d'avance" etc... Soit.
Mais depuis quand la qualité d'un album est une tare? Depuis quand la sophistication extrême d'une oeuvre , sa classe et sa maîtrise en fait quelque chose de "bof".
Alors j'ai réfléchis. Et je me suis dit "en fait les gens sont tellement abreuvés de sons qui se ressemblent , d'albums plus que moyens qu'ils en finissent par être déstabilisés quand une merveille sort".
Il est évident que le talent du trio n'est plus à démontrer, il est évident que ces derniers ont encore mis une longueur de bassin (ouh bientot les J.O) dans les oreilles de tout le monde. Et evidemment que celui ci deviendre culte dans quelques temps.

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Dernièrement, je me suis posée une tonne de questions. Pourquoi me pose t'il des lapins trois fois de suite? Est ce que je m'engage dans la bonne voie? Est ce que je suis au niveau pour passer ce "foutu" concours? Remise en question totale et partielle cela dépend des jours.
Avant hier l'on m'a posé une question sous forme d'affirmation
"tu es migraineuse, non?"
"oui pourquoi ca se voit?"
"les gens qui réfléchissent beaucoup/trop sont généralement migraineux"
Hmmm encore.

Je suis restée songeuse , un peu destabilisée par cette affirmation. Le fait de réfléchir donne mal au crâne bien sur que je le savais. Mais lier la reflexion et la gymnastique cérébrale que je m'impose chaque jour à la migraine je n'y avais jamais pensé. Je crois que c'est un raccourci très/trop simpliste pour que je puisse y adhérer. Il va falloir que j'y songe et peut être cela s'avèrera juste dans la pratique.